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Combien de terriers différents un blaireau peut-il creuser sur son territoire au cours de sa vie ?
Le blaireau européen (Meles meles) est sans conteste l’un des meilleurs ingénieurs du monde animal. Discret, méthodique et incroyablement travailleur, cet animal passe une grande partie de son existence à creuser, aménager et entretenir ses galeries souterraines. Mais combien de terriers différents peut-il réellement construire au fil des années ?
Un animal profondément attaché à ses galeries
Le blaireau est un animal territorial qui occupe un domaine vital pouvant s’étendre de 30 à 150 hectares selon la disponibilité des ressources. Sur ce territoire, il ne se contente pas d’un seul et unique terrier. Il entretient généralement plusieurs sites de creusement, qu’il utilise de façon alternée ou simultanée selon les saisons et ses besoins.
Au cours de sa vie, qui peut atteindre 10 à 15 ans en milieu naturel, un blaireau peut participer à la création ou à l’agrandissement de 3 à 8 terriers distincts sur son territoire. Certains individus particulièrement actifs peuvent dépasser cette fourchette, notamment dans des environnements riches en ressources alimentaires.
Le terrier principal : le sett
Au cœur du territoire du blaireau se trouve le terrier principal, appelé « sett » en anglais. C’est une structure impressionnante qui peut compter des dizaines d’entrées et des centaines de mètres de galeries. Ce terrier principal est souvent transmis de génération en génération et peut être occupé pendant plusieurs décennies, voire plusieurs siècles.
Le sett principal abrite le groupe familial, appelé « clan », qui peut regrouper de 2 à une douzaine d’individus. Les galeries y sont profondes, bien isolées et équipées de chambres à litière régulièrement renouvelées avec des feuilles sèches, de la paille ou des herbes. C’est ici que les femelles mettent bas, généralement entre janvier et mars.
Les terriers secondaires et annexes
En plus du sett principal, le blaireau utilise des terriers secondaires, moins développés, situés à des emplacements stratégiques sur son territoire. Ces terriers annexes servent de refuges temporaires lors des déplacements nocturnes, permettant à l’animal de se mettre rapidement à l’abri en cas de danger.
Ces abris secondaires comptent en général 1 à 5 entrées et quelques mètres de galeries seulement. Ils sont régulièrement inspectés et entretenus, mais rarement occupés de manière continue. Un clan peut disposer de 2 à 5 terriers secondaires actifs en parallèle du sett principal.
Un chantier permanent tout au long de la vie
Le blaireau ne cesse jamais de creuser. Tout au long de sa vie, il agrandit les galeries existantes, ouvre de nouvelles entrées, bouche les anciens passages inutilisés et aménage de nouvelles chambres. On estime qu’un blaireau adulte est capable de déplacer plus de 30 kilogrammes de terre en une seule nuit de travail intense.
Cette activité de creusement est à la fois individuelle et collective. Les membres du clan participent tous à l’entretien des galeries, ce qui fait que la somme des terriers creusés au cours d’une vie est difficile à dissocier du travail collectif du groupe. Chaque blaireau contribue néanmoins activement à cette œuvre souterraine commune.
Des facteurs qui influencent le nombre de terriers
Plusieurs éléments déterminent le nombre de terriers qu’un blaireau va creuser ou fréquenter au cours de son existence. La nature du sol joue un rôle primordial : les terres légères, sableuses ou limoneuses sont bien plus faciles à travailler que les sols argileux ou rocailleux. Un blaireau vivant dans un environnement favorable aura tendance à multiplier les chantiers.
La pression des prédateurs, la présence d’autres clans concurrents et la densité de la population locale influencent également ce comportement. Dans les régions où la densité de blaireaux est élevée, chaque clan défend jalousement son territoire et ses terriers, ce qui peut limiter les possibilités d’expansion.
Des terriers qui survivent à leurs créateurs
L’une des particularités fascinantes du blaireau est que ses terriers perdurent bien au-delà de sa propre vie. Un sett principal peut être occupé et agrandi pendant 100 ans ou plus, transmis de génération en génération. Archéologues et naturalistes ont retrouvé des terriers de blaireaux dont l’origine remonte à plusieurs siècles.
Ce patrimoine souterrain est également bénéfique pour d’autres espèces. Les renards, les lapins, les chouettes et même certains insectes colonisent volontiers les galeries abandonnées ou les parties non utilisées des setts actifs. Le travail du blaireau profite ainsi à tout un écosystème.
Un record difficile à battre dans le monde animal
En définitive, au cours de sa vie, un blaireau peut être impliqué dans la construction ou l’entretien de 5 à 10 terriers distincts sur son territoire, en comptant le sett principal, les terriers secondaires et les abris de passage. Ce chiffre varie considérablement selon les individus, les clans et les environnements.
Ce qui est certain, c’est que le blaireau est un architecte hors pair, dont l’influence sur les paysages souterrains est bien plus importante qu’on ne l’imagine généralement. Chaque terrier représente des années de travail acharné, une transmission de savoir-faire entre générations et une contribution durable à la biodiversité locale.
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