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24 mars 2026 à 17h06Deux oiseaux qui n’ont pas la même famille
Contrairement à ce que leur ressemblance laisse supposer, hirondelle et martinet n’appartiennent ni au même ordre ni à la même famille. Les hirondelles font partie des Passeriformes, l’ordre le plus vaste du règne aviaire, qui regroupe aussi les mésanges, les merles ou les rouges-gorges. Leur famille s’appelle les Hirundinidés. Les espèces les plus communes en France sont l’hirondelle rustique et l’hirondelle des fenêtres, mais on compte aussi l’hirondelle de rivage, des rochers ou rousseline.
Le martinet, lui, appartient à un ordre totalement différent : les Apodiformes, et à la famille des Apodidés. Le martinet noir est le plus répandu sur notre territoire. Il existe également le martinet à ventre blanc et le martinet pâle. Ces deux oiseaux ont suivi des chemins évolutifs bien distincts, malgré leur apparence voisine.
Ce que révèle leur silhouette
Observer la forme de l’oiseau en vol est souvent suffisant pour trancher. L’hirondelle se reconnaît à son plumage foncé aux reflets bleutés ou verdâtres, métalliques selon la lumière. L’hirondelle rustique arbore une tache rouge vif à la gorge, tandis que l’hirondelle des fenêtres affiche du blanc au même endroit. Toutes deux ont un ventre blanc contrastant nettement avec le reste du corps.
Le détail le plus distinctif reste la queue : chez l’hirondelle, elle se termine en fourche ou en V, parfois très prononcée chez les mâles. Ses ailes sont relativement courtes. Rien à voir avec le martinet, dont les ailes longues et arquées dessinent la forme d’une faucille ou d’un boomerang. Son corps, trapu comme un cigare, est entièrement sombre — presque uniformément noir vu du sol. Sa queue, elle, est courte et peu fourchue. Le martinet est aussi légèrement plus imposant et plus lourd que l’hirondelle.
Des habitudes de vie radicalement opposées
C’est sans doute sur le plan du comportement que les deux oiseaux divergent le plus. L’hirondelle arrive en France dès février et repart en octobre. Son vol est souple, un peu papillonnant, avec une vitesse de croisière autour de 60 km/h — des pointes à 100 km/h sont possibles. Elle se pose volontiers sur les fils électriques, les toits ou les branches.
Le martinet, lui, arrive plus tard, vers avril, et repart dès la fin de l’été. Sa vitesse est spectaculaire : il peut atteindre les 200 km/h. Mais sa particularité la plus fascinante est ailleurs : le martinet ne se pose quasiment jamais. Il mange en vol, s’accouple en vol, et dormirait en montant très haut en altitude avant de redescendre lentement. Ses pattes sont si courtes qu’il aurait les plus grandes difficultés à redécoller depuis le sol — ce qui lui a valu son nom scientifique Apus apus, signifiant littéralement « sans pieds ».
Leurs nids : deux architectures bien distinctes
L’hirondelle des fenêtres construit son nid en milieu urbain ou villageois, sous les toits, près des menuiseries ou des ponts. Façonnés à partir de centaines de boulettes de boue mélangées à de la paille, ces nids en forme de demi-sphère sont presque entièrement fermés. L’hirondelle rustique, elle, préfère la campagne et les vieux bâtiments agricoles. Son nid, en forme de bol ouvert, est fait des mêmes matériaux mais avec une ouverture plus large.
Le martinet opte pour des cavités sombres situées à plus de 5 mètres de hauteur — la hauteur est indispensable pour pouvoir s’élancer en plein vol à sa sortie. Son nid est constitué de matériaux légers (plumes, poils, débris végétaux) agglomérés grâce à sa salive. Discret et en altitude, ce nid est bien plus difficile à repérer que celui des hirondelles.
Des espèces protégées, mais inégales face au temps
Les deux oiseaux sont menacés par les mêmes pressions humaines : recours massif aux pesticides qui raréfient les insectes dont ils se nourrissent, et destruction des bâtiments anciens où ils nichent. En France, ils bénéficient tous deux d’une protection légale stricte : il est interdit de les capturer, de les blesser ou de détruire leurs nids et leurs œufs.
Le martinet s’avère néanmoins beaucoup plus résistant au temps. Son espérance de vie oscille entre 10 et 20 ans. L’hirondelle, en comparaison, vit rarement au-delà de 5 ans, même si elle peut théoriquement atteindre 10 ans.
Le récapitulatif pour ne plus jamais confondre
Trois indices suffisent à trancher en quelques secondes. D’abord, la forme : une queue en fourche et des ailes courtes pointent vers l’hirondelle, tandis que des grandes ailes en faucille évoquent le martinet. Ensuite, la couleur : si l’oiseau présente du blanc ou du rouge dans son plumage, c’est une hirondelle. Enfin, le comportement : si l’oiseau est posé sur un fil ou une surface, il ne peut s’agir que d’une hirondelle — le martinet, lui, reste dans les airs.
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